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Packaging : les enjeux de la traçabilité

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La traçabilité, c’est la capacité à retracer le parcours d’un produit à toutes les étapes de sa production, de sa transformation et de sa distribution. L’emballage en est le support principal : c’est lui qui porte le numéro de lot, le code-barres ou le QR code qui relient chaque produit à son histoire. La traçabilité des emballages répond donc à trois enjeux : la sécurité du consommateur, la conformité réglementaire et la lutte contre la contrefaçon.

Inquiet pour sa santé, le consommateur veut tout savoir du produit qu’il achète. Pour une marque, la traçabilité est aussi un moyen de (re)gagner sa confiance.

Qu’est-ce que la traçabilité pour un packaging ?

La traçabilité des produits s’appuie sur deux flux qui avancent ensemble : le flux physique du produit et le flux d’informations qui l’accompagne. L’emballage fait le lien entre les deux. Grâce aux marquages qu’il porte, il permet d’identifier :

  • les étapes de fabrication du produit ;
  • les équipements utilisés pendant la production ;
  • l’origine des composants et des fournisseurs ;
  • les lieux d’entreposage ;
  • les contrôles réalisés ;
  • les échanges commerciaux entre fabricants, grossistes et revendeurs.

Deux niveaux de traçabilité coexistent. La traçabilité au lot regroupe des unités fabriquées dans les mêmes conditions sous un même numéro. La traçabilité unitaire, ou sérialisation, attribue un identifiant unique à chaque emballage.

Pourquoi la traçabilité est une obligation réglementaire

La traçabilité concerne la quasi-totalité des produits de consommation. Trois secteurs la placent au cœur de leur réglementation.

Agroalimentaire : une traçabilité à toutes les étapes

Le règlement (CE) n° 178/2002 impose, dans son article 18, que la traçabilité des denrées alimentaires soit établie à toutes les étapes de la production, de la transformation et de la distribution. Les denrées mises sur le marché doivent être étiquetées ou identifiées de façon à faciliter cette traçabilité.

Pour les denrées préemballées, la directive 2011/91/UE précise la règle : l’indication du lot figure sur le préemballage ou sur une étiquette attachée, de façon visible, lisible et indélébile, précédée de la lettre « L » sauf si elle se distingue clairement des autres mentions.

Cosmétique : le numéro de lot sur l’emballage

En cosmétique, le règlement (CE) n° 1223/2009 exige, à son article 19, que le récipient et l’emballage portent le numéro de lot de fabrication ou une référence permettant d’identifier le produit. Quand le produit est trop petit, cette mention peut ne figurer que sur l’emballage. L’étui carton devient alors le premier support de traçabilité, y compris pour les produits de beauté et de luxe dont les marques veulent garantir l’origine des ingrédients.

Pharmacie : la sérialisation obligatoire

Depuis le 9 février 2019, la plupart des médicaments soumis à prescription vendus dans l’Union européenne portent sur leur emballage extérieur un identifiant unique et un dispositif anti-effraction (règlement délégué (UE) 2016/161). Cet identifiant est encodé dans un code DataMatrix qui regroupe :

  • un code produit ;
  • un numéro de série unique ;
  • le numéro de lot ;
  • la date de péremption ;
  • le cas échéant, un numéro national de remboursement.

Ce que l’emballage doit porter pour être traçable

Un emballage traçable contient, au minimum :

  • les mentions légales propres à son secteur ;
  • un identifiant ou une référence de produit ;
  • un numéro de lot de fabrication, si la traçabilité se fait au lot ;
  • un numéro de série unitaire, si elle se fait à l’unité.

L’emballage lui-même se trace aussi. Chez Cartoffset, le marquage lié à la fabrication permet de retrouver l’indice de la référence produit, le lot de fabrication et la planche d’impression. Notre service qualité suit chaque production et libère les lots avant expédition. En cas de réclamation, le lot concerné est identifié rapidement.

Quelles techniques pour tracer un emballage ?

  • Technique | Principe | Usage type
  • Code-barres (EAN 13) | Code à une dimension, lu par scanner | Identification du produit en caisse et en entrepôt
  • QR code | Code à deux dimensions, lisible par smartphone | Renvoi vers une page d’information pour le consommateur
  • DataMatrix | Code à deux dimensions à forte densité | Sérialisation des médicaments, identifiants unitaires
  • RFID et NFC | Puce lue par ondes électromagnétiques | Suivi logistique, authentification, emballage connecté

Tous ces codes ont un point commun : ils doivent être imprimés avec précision pour rester lisibles. Taille minimale, contraste, surface d’impression : c’est un sujet que notre prépresse vérifie avant chaque tirage.

Sérialisation et contrefaçon : l’emballage en première ligne

La contrefaçon touche tous les secteurs. En 2025, la douane française a saisi 20,22 millions d’articles contrefaisants, parfums et cosmétiques compris. Côté santé, l’OMS estime qu’au moins un produit médical sur dix est de qualité inférieure ou falsifié dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.

La traçabilité au lot permet de gérer une partie du risque. La sérialisation va plus loin : chaque article peut être suivi de sa fabrication jusqu’au consommateur, ce qui permet de vérifier qu’il est authentique et qu’il a circulé par des canaux légitimes. La meilleure protection d’un emballage reste la combinaison de plusieurs dispositifs de sécurité.

Quelle technique d’impression pour des packagings sérialisés ?

En impression offset, la plaque est figée : chaque feuille reproduit le même visuel. Un emballage imprimé en offset est donc sérialisé dans un second temps, sur la ligne de conditionnement du client, par l’apposition d’un numéro de série, d’un code-barres ou d’un DataMatrix.

Les données variables (un numéro, un code unique par étui) demandent un procédé d’impression dédié. Cartoffset imprime en offset traditionnel et offset UV, et ne propose pas aujourd’hui l’impression de codes uniques : ce marquage se fait alors sur votre ligne de conditionnement.

Blockchain et emballage connecté : où en est la supply chain ?

La blockchain est une base de données répartie sur plusieurs serveurs, dans laquelle chaque information ajoutée est verrouillée et ne peut plus être modifiée sans contrôle. Dans l’industrie agroalimentaire, elle sert à partager entre producteurs, transformateurs et distributeurs des données fiables sur l’origine des matières et les étapes de transformation.

L’emballage n’est pas la blockchain : il en est la porte d’entrée. Un QR code imprimé sur l’étui renvoie le consommateur vers ces informations (provenance des ingrédients, lieu de fabrication, contrôles réalisés). C’est le principe de l’emballage connecté appliqué à la supply chain. Pour l’industriel, l’enjeu est double : rassurer le consommateur et accélérer un éventuel rappel produit, puisque les points d’alerte se localisent plus vite.

Le consommateur peut aussi vouloir connaître l’emballage lui-même : type de carton, certification environnementale, lieu de fabrication. Un packaging conçu par un fabricant local, plutôt qu’à des milliers de kilomètres, est un argument de transparence à part entière.

Traçabilité, réemploi et écoconception

La traçabilité sert aussi l’environnement. Le règlement européen (UE) 2025/40 sur les emballages et les déchets d’emballages (PPWR) s’applique depuis le 12 août 2026. Il encadre tout le cycle de vie des emballages, de l’écoconception à la recyclabilité, avec des obligations qui s’échelonnent jusqu’en 2030. Prouver la composition et l’origine d’un emballage devient une exigence, plus seulement un argument.

Pour un étui carton, la traçabilité commence en amont, avec les fibres. Nous imprimons sur des cartons certifiés FSC quand vous le souhaitez, et nous sommes une entreprise labellisée Imprim’Vert.

Les bénéfices de la traçabilité pour votre entreprise

  • Des rappels de produits ciblés : en identifiant précisément le lot concerné, vous retirez uniquement les produits touchés, ce qui réduit les coûts liés aux rappels.
  • Des réclamations traitées plus vite : les séries problématiques se repèrent sans bloquer toute la chaîne.
  • Une marque protégée : la sérialisation complique la tâche des contrefacteurs.
  • Un consommateur rassuré : origine, fabrication, recyclage, l’information est disponible en un scan.

Investir dans la traçabilité des emballages répond aux exigences réglementaires, protège la marque et améliore la qualité de toute la chaîne. C’est aussi un avantage concurrentiel sur un marché qui demande de la transparence.

Un projet d’emballage tracé en tête ? Parlons-en : contact@cartoffset.com.

Questions fréquentes sur la traçabilité des emballages

Qu’est-ce que la traçabilité ?

La traçabilité est la capacité à retracer le parcours d’un produit à toutes les étapes de sa production, de sa transformation et de sa distribution. Sur un emballage, elle repose sur le numéro de lot, la référence produit et, le cas échéant, un numéro de série unique.

Quelle différence entre traçabilité et sérialisation ?

La traçabilité classique suit les produits par lot. La sérialisation attribue un identifiant unique à chaque emballage, ce qui permet de suivre chaque article individuellement et de vérifier son authenticité.

Comment la traçabilité réduit-elle le coût des rappels produits ?

Elle permet d’identifier précisément le lot concerné par un problème. Le rappel se limite alors aux produits touchés, au lieu de retirer toute une production.

La traçabilité est-elle obligatoire en cosmétique ?

Oui. Le règlement (CE) n° 1223/2009 impose que le récipient et l’emballage d’un produit cosmétique portent le numéro de lot de fabrication ou une référence permettant de l’identifier.

La blockchain est-elle utile pour un emballage alimentaire ?

Elle sécurise les données de la supply chain, et l’emballage permet au consommateur d’y accéder via un QR code. Elle complète le marquage réglementaire du lot sans le remplacer.

Pour aller plus loin

Sources

  • Règlement (CE) n° 178/2002, article 18 (traçabilité des denrées alimentaires), EUR-Lex : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A32002R0178
  • Directive 2011/91/UE relative aux mentions permettant d’identifier le lot d’une denrée alimentaire, synthèse EUR-Lex : https://eur-lex.europa.eu/FR/legal-content/summary/traceability-of-pre-packaged-foods.html
  • Règlement (CE) n° 1223/2009 relatif aux produits cosmétiques, article 19, EUR-Lex : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/fr/TXT/?uri=CELEX%3A32009R1223
  • Règlement délégué (UE) 2016/161 (dispositifs de sécurité des médicaments), EUR-Lex : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX%3A02016R0161-20210101
  • Agence européenne des médicaments, « New safety features for medicines sold in the EU » (février 2019) : https://www.ema.europa.eu/en/news/new-safety-features-medicines-sold-eu
  • Douane française, résultats 2025 (20,22 millions d’articles contrefaisants saisis) : https://presse.economie.gouv.fr/406-cp-amelie-de-montchalin-presente-les-resultats-de-la-douane-francaise-pour-lannee-2025/
  • OMS, « Produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés » (aide-mémoire, décembre 2024) : https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/substandard-and-falsified-medical-products
  • Commission européenne, Packaging and Packaging Waste Regulation (règlement (UE) 2025/40, application au 12 août 2026) : https://environment.ec.europa.eu/topics/waste-and-recycling/packaging-waste_en

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