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Réduction du plastique : comment créer un packaging cosmétique éco-conçu ?

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Un emballage cosmétique sans plastique reste rare, car le plastique protège très bien les formules. La voie réaliste consiste à réduire le plastique là où il n’est pas indispensable : alléger le flaconnage, intégrer des matières recyclées ou biosourcées, remplacer les cales et les éléments de présentation en plastique par du carton, et produire au plus près des ventes pour éviter les emballages détruits. L’emballage secondaire, étui ou coffret, est souvent le gisement le plus rapide à traiter.

La réglementation pousse dans ce sens. La loi AGEC vise la suppression des emballages plastiques à usage unique en 2040, et le décret 3R du 29 avril 2021 a fixé une réduction de 20 % de ces emballages entre 2018 et fin 2025. La profession s’est aussi engagée : avec son « Plastic Act » de 2021, la Fédération des entreprises de la beauté (FEBEA) visait une réduction de 15 % du plastique utilisé à horizon 2025.

Packaging et éco-conception : un univers de la cosmétique qui se réinvente

Réduction du plastique : l’agroalimentaire, mais pas seulement

Quand il est question de plastique, l’industrie agroalimentaire concentre l’attention. Elle cherche des alternatives, même si le remplacement du plastique dans sa fonction barrière n’est pas encore abouti. D’autres secteurs travaillent pourtant le sujet avec autant d’énergie, à commencer par la cosmétique et l’univers santé et bien-être.

Ce que nous disent les marques de cosmétique

Avec les marques que nous accompagnons dans le développement de leurs emballages secondaires, le constat est souvent le même : « Nous avons réduit la part plastique de nos emballages primaires (tube, pot, flacon, couvercle, opercule). Nous voulons maintenant des emballages secondaires plus vertueux en fin de vie, sans abîmer notre image de marque. »

Petites marques émergentes comme grands groupes avancent sur cette question, avec une forte volonté de proposer des solutions concrètes.

Les trois éléments d’un emballage cosmétique

Un emballage cosmétique se compose en général de trois niveaux :

  • l’emballage primaire, au contact de la formule : flacon, tube, pot, pompe, opercule ;
  • l’emballage secondaire, qui regroupe et présente le produit : étui, coffret, cale ;
  • l’emballage tertiaire, pour le transport : cartons de regroupement, palette.

Le plastique se concentre surtout dans le primaire. C’est là qu’il est le plus difficile à remplacer, et dans le secondaire qu’il est le plus facile à supprimer.

Flaconnage plastique en cosmétique : quelles alternatives ?

Le flaconnage plastique domine la cosmétique pour de bonnes raisons : léger, incassable, bon marché, compatible avec la plupart des formules. Plusieurs alternatives existent, chacune avec ses limites :

  • Alternative | Atout | Limite
  • Plastique recyclé | Réduit le recours au plastique vierge | Traçabilité et compatibilité avec la formule à valider
  • Plastique biosourcé (bioplastique) | Issu de ressources renouvelables | Coût, propriétés barrières, recyclage pas toujours assuré
  • Verre | Recyclable, image premium | Poids, donc transport plus émetteur
  • Aluminium | Recyclable, bonne barrière | Pas adapté à tous les formats
  • Tube à base de fibres | Remplace une partie du plastique | Une barrière plastique reste souvent nécessaire

Exemple concret : pour une crème bébé, Klorane (Laboratoires Pierre Fabre) a adopté un tube fabriqué par Albéa, composé d’au moins 50 % de papier certifié FSC, qui réduit de 74 % la quantité de plastique vierge par rapport à la version précédente. Le plastique n’a pas disparu, mais il est cantonné à ce qui est indispensable.

Packaging cosmétique éco-conçu : nos solutions concrètes pour réduire le plastique

Bannir le plastique n’est pas une fin en soi. L’objectif est d’en réduire l’impact tout en protégeant le consommateur, en l’informant et en valorisant la marque. Un beau packaging n’exclut pas une démarche responsable, à condition de raisonner sur l’ensemble du cycle de vie de l’emballage.

1. Recyclé, biosourcé : choisir la bonne alternative pour l’emballage primaire

La diminution de la part plastique passe par des plastiques biosourcés ou intégrant du recyclé. Pour l’emballage primaire, la matière doit être tracée et compatible avec la formule, pour garantir la sécurité du consommateur et éviter toute réaction avec le produit.

2. Optimiser la taille, le poids et l’usage de l’emballage

Le travail se fait en amont, au bureau d’étude : poids, forme, ergonomie, jusqu’à la réutilisation du flacon grâce à une recharge vendue en magasin. Quand le flacon devient durable, l’étui qui l’accompagne peut être allégé, voire repensé pour la recharge.

3. Remplacer les cales plastiques par des cales en carton

Les calages servent à positionner un ou plusieurs produits dans un étui ou un coffret. Les cales en plastique thermoformé peuvent souvent être remplacées par des cales en carton, qui épousent la forme du produit, le protègent et se recyclent avec l’étui, pour un coût d’outillage mesuré. C’est l’un des moyens les plus directs d’obtenir un emballage secondaire sans plastique.

4. Supprimer le plastique des finitions

Fenêtres en film, pelliculage, éléments collés : l’étui peut cacher du plastique. Un vernis acrylique, une dorure à chaud ou un gaufrage donnent un rendu premium tout en gardant un étui en carton facile à recycler. Les cartons recyclés et les cartons certifiés FSC complètent la démarche.

5. Mieux gérer les stocks d’étuis

Moins de plastique passe aussi par moins d’emballages détruits. Un étui devenu obsolète (nouvelle formule, nouvelle mention légale, nouvelle charte) finit au rebut. Commander au rythme des ventes, et anticiper chaque changement de mention ou de charte, limite ces pertes.

Questions fréquentes

Un emballage cosmétique sans plastique est-il possible ?

Pour l’emballage secondaire, oui : un étui ou un coffret en carton, avec cale en carton et sans film, ne contient aucun plastique. Pour l’emballage primaire, le zéro plastique reste difficile, car la formule exige souvent une barrière ; l’objectif réaliste est de réduire et de recycler.

Quelles sont les alternatives aux emballages plastiques en cosmétique ?

Le verre, l’aluminium, les tubes à base de fibres, les plastiques recyclés ou biosourcés, et pour l’emballage secondaire le carton. Les formats rechargeables et les produits solides réduisent aussi le besoin d’emballage.

Un emballage cosmétique écologique coûte-t-il plus cher ?

Pas toujours. Supprimer une cale plastique ou un film, ou réduire la taille d’un étui, peut faire baisser le coût. Les matières alternatives pour l’emballage primaire, elles, coûtent souvent plus cher que le plastique standard.

Un projet d’emballage cosmétique en tête ? Parlons-en : contact@cartoffset.com

Pour aller plus loin

Sources

  • Banque des Territoires, « Plastiques à usage unique : un décret trace la feuille de route jusqu’en 2025 » (décret n° 2021-517, objectif AGEC 2040), 3 mai 2021 : https://www.banquedesterritoires.fr/plastiques-usage-unique-un-decret-trace-la-feuille-de-route-jusquen-2025
  • Premium Beauty News, « La FEBEA veut réduire l’usage du plastique » (Plastic Act), 30 juin 2021 : https://www.premiumbeautynews.com/fr/la-febea-veut-reduire-l-usage-du,18715
  • Premium Beauty News, « Klorane choisit le tube en papier », 23 septembre 2023 : https://www.premiumbeautynews.com/fr/klorane-choisit-le-tube-en-papier,22637

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